Histoire du hockey au Saguenay Lac St-Jean

Les joueurs, les équipes et les faits marquants du hockey au Saguenay Lac St-Jean de 1896 a aujourd'hui.

jeudi, juin 15, 2006

Les As de Jonquière 1944-45.



Voici les As de Jonquière de 1944-45 de la ligue intermédiare membre de la Q.A.H.A.

De gauche a droite:

Adélard Bouchard , président
L. Roy aillier gauche
E. Guay aillier droit
A. Ross aillier gauche
R. Tremblay défenseur
J. M. Gobeil centre
J. Harvey défenseur
A. Chiasson centre
M.A. Tremblay gardien
J.P. Picard centre
S. Lambert aillier droit
A. Gagnon défenseur
R. Dupérré défenseur
A. Dallaire aillier droit
J. Tremblay aillier gauche
Adolphe Chevalier coach
Adrien Gagnon gérant

Si des personnes connaissent ou connaissaient certains de ces joueurs , il serait intéressant d'en apprendre un peu plus au sujet de leur petite histoire....

jeudi, septembre 15, 2005

De la forêt au..........Tricolore.






Fernand Gauthier

Il se sent vraiment bien dans sa peau! Une forte discipline personnelle lui a permis de se créer un mode de vie assez rigoureux, mais dans lequel il se complaît. Il ne prend pas de vacances, il mène une vie rangée, il se contente de pratiquer les disciplines sportives qui lui procurent une satisfaction; il aime son travail par-dessus tout et c'est au contact de ses amis et de sa clientèle qu'il trouve son plaisir.La philosophie de Fernand Gauthier, ancien joueur de hockey professionnel, est de vouloir donner sa pleine mesure dans l'accomplissement de son devoir quotidien et de savoir se contenter et de profiter pleinement de ce que la vie peut nous offrir.

Le hockey a permis à Fernand Gauthier de voir son nom scintiller aux côtés des vedettes du temps qui portaient les couleurs des Rangers de New York, des Wings de Détroit ou du Canadien de Montréal. Ce ne fut pas toujours facile, car l'aisance et l'assurance d'un salaire alléchant étaient loin d'être le partage de la communauté, mais dans le temps, on savait s'accommoder des exigences quotidiennes.

Natif de Chicoutimi, Fernand Gauthier a suivi ses parents qui sont allés s'établir à Métabetchouan, alors qu'il n'avait qu'un an. Comme tous les jeunes de son âge, il maniait le bâton et la rondelle, mais dès l'âge de 14 ans, Fernand manifestait déjà une aptitude remarquable.Il fallait cependant pourvoir à sa survivance avant tout et notre héros fut obligé d'aller dans le bois, travailler à l'abattage des arbres. Il n'avait alors que 15 ans. Un dénommé Carufel, de Montréal, l'a finalement remarqué et l'a recommandé aux dirigeants du Canadien qui l'ont invité au camp d'entrainement. Fernand Gauthier avait alors 18 ans.Il est revenu pour une autre saison à Métabetchouan, avant de joindre la formation de Shawinigan dans la Ligue provinciale de hockey, avec son compagnon Jacques Lavoie, qui réside aujourd'hui à Alma.

Robert Hébert, entraîneur du Shawinigan, n'a pas été lent à déceler les qualités exceptionnelles de Fernand Gauthier.En 1942-43, il signait son premier contrat professionnel avec les Lions de Washington. Fernand était alors âgé d'environ 23 ans. L'année suivante, il était échangé aux Bisons de Buffalo qui étaient dirigés par Eddie Shore. A ce dernier endroit, il fit un stage plutôt court avant de passer aux Rangers de New York, en 1943-44, en échange du réputé Phil Watson que tous les amateurs de hockey connaissent bien à Chicoutimi.Le Canadien de Montréal a obtenu ses services durant une saison, en 1944-45. Ce qui a permis à Fernand Gauthier de côtoyer des joueurs tels que Buddy O'Connor, Dutch Heller, Murph Chamberlain, Ken Mosdell, le cerbère Bill Durnam, Butch Bouchard, Léo Lamoureux. A cette période, le trio formé de toe Blake, Elmer Lach et Maurice Richard offrait déjà un spectacle de première qualité et Fernand fut à même d'apprécier la valeur de ces athlètes dont la réputation montait en flèche.

Le couronnement de sa carrière

L'année suivante, il passa dans les rangs des Red Wings de Détroit où il a séjourné durant quatre ans, de 1945 à 1949. Billy Reay fut obtenu par le Canadien dans cet échange. Fernand a alors connu sa période la plus fructueuse de sa carrière de joueur professionnel, en compagnie de Gordie Howe, Ted Lindsay, Sid Abel, Harry Lumley et les autres vedettes qui ont fait des Red Wings du temps, une formation étincelante.Dans ce temps-là, des gars tels que Marcel Pronovost et Alex Delvecchio, qui ont joué un rôle important dans l'uniforme des Wings par la suite, étaient alors dans les rangs juniors, à Windsor.Après cette période de quatre années vécues à Détroit, Fernand Gauthier fut dirigé à St-Louis, de la Ligue américaine, où il séjourna une saison. En 1950-51, il passait ensuite aux As de Québec de la Ligue senior provinciale, qui étaient alors sous la direction de Punch Imlach.Fernand a finalement terminé sa carrière active à Ville St-Laurent de la Ligue provinciale, près de Montréal.

Après avoir consacré 15 années de sa vie à pratiquer notre sport national, c'était pour lui le point final d'une épopée glorieuse.Une bonne disciplineDoté d'un physique robuste et d'une constitution assez forte, Fernand fut tout de même assez chanceux, car il n'a subi aucune blessure sérieuse au cours de sa carrière. Il a toujours su se garder en bonne forme par un entraînement sérieux et une vie rangée. Ayant négligé de satisfaire à ces exigences pendant quelque temps après avoir abandonné le jeu actif, M. Gauthier avait subitement augmenté son poids à 240 livres, ce qui l'incita à revenir à ses bonnes habitudes de l'entraînement quotidien.La natation, les poids et haltères, un peu de jogging, aucun excès dans l'alimentation et la boisson, lui ont aidé à retrouver une forme physique convenable.La pratique du golf et du ski de fond sont venus compléter son éventail de disciplines sportives et, présentement, Fernand Gauthier peut jouir de la vie avec grande satisfaction."Les vacances, les voyages, la vie sociale mouvementée, n'offrent pas d'attrait particulier, avoue Fernand. Je préfère travailler régulièrement et être en mesure de répondre à la nombreuse clientèle qui me fait confiance depuis que je trvaille dans l'assurance avec le Club Automobile".

Progrès-Dimanche, 16 Octobre 1977.

mercredi, septembre 14, 2005

Les baies vitrées au Palais Municipal.

Voici une photo prise en Novembre 1969 au Palais Municipal de Port-Alfred lors d'un match entre le National et les Marquis de Jonquière de la Ligue Junior Saguenay Lac St-Jean. Le plus amusant c'est de remarquer les "baies vitrées" de cette époque et ainsi mesurer les améliorations apporter dans les arénas modernes.

dimanche, septembre 11, 2005

Les Castors de Dolbeau 1970-71



Les Castors de Dolbeau les Champions de la ligue Junior Régional de 1970-71. Le gardien Paul Ménard fut choisi le joueur le plus utile des séries éliminatoires 1971.

samedi, septembre 10, 2005

Les statistiques de Léonard Gaudreault.

Léonard Gaudreault




Par Jacques Bordeleau

Il n'arrive jamais que les noms de Georges Vézina, Léo Quenneville et Johnny Gagnon sont mentionnés, sans qu'on y ajoute celui de Léonard Gaudreault, ancien brillant joueur de centre et d'aile gauche. Étant donné que notre vedette d'aujourd'hui demeure à quelque 350 milles d'ici, nous n'avons pas hésité à aller consulter son frère, M. Isidore Gaudreault de Chicoutimi, qui a bien voulu nous prêter quelques minute de son temps précieux, pour nous causer de son "grand frère", avec orgueil et satisfaction.

Tous les gens qui font le "tour du Lac St-Jean" passent inévitablement devant l'endroit où Léonard Gaudreault a vu le jour, en octobre 1902: juste à la bifurcation de la route Chicoutimi-Hébertville, à St-Bruno, où son père, Pitre Gaudreault, opérait un magasin général. Il était le cinquième d'une famille de treize enfants. En 1912, les Gaudreault s'en vinrent demeurer définitivement à Chicoutimi et les garcons fréquentèrent l'Académie Commerciale, point de départ de brillants hommes d'affaires autant que de futures étoiles de hockey. A l'âge de 14 ans, après avoir complété son cours commercial avec succès et s'être avéré un "solide" prospect pour le hockey, il entrait aux services de la Banque Canadienne nationale de Chicoutimi, comme porte-traites, et devenait en même temps un co-équipier de Lucien Gagnon, Arthur Gagnon, Léo Quenneville, Jos Desbiens, "Petit" Tremblay, "Charlie" Leclerc, etc.

Les années passaient et notre jeune employé de banque montait toujours en grades; ses patrons le transférèrent à Québec, où il évolua quelque deux ans pour des équipes de la Vieille Capitale. Un nouveau transfert de notre jeune Gaudreault nous l'amène à montréal; son apparition sur l'alignement de l'équipe de la B.C.N. et du St-Francois Xavier ne tarda pas. Là, aux côtés de Lucien "Boom" Brunet, J.-Charles Pedneault et autres, il participe à la finale pour la Coupe Allan.

Son habileté à manier le goûret, sa vitesse, son élégance et sa grande performance dans les rangs amateurs ont poussé Léo Dandurand à lui offrir un contrat de trois (3) ans comme professionnel, sur l'alignement des Canadiens de Montréal. Il passa deux ans au milieu de Hainsworth, Leduc, S. Mantha, Burke, Lesieur, Morenz, Joliat, Lépine, G. Mantha, Wasnie, C. Langlois, sans oublier, ses deux copains de ligne, A. Mondou et W. Larochelle, ainsi que Léo LaFrance, G. Hart, Art. Gagné, Paterson et Gardiner. Autant en ce temps-là qu'aujourd'hui, la popularité des "CANADIENS" auprès des jeunes sportifs de notre région était indiscutable. Après une rencontre, on se hâtait de savoir des plus renseignés si notre club en était sorti victorieux et si Léonard Gaudreault figurait dans le pointage, tout comme aujourd'hui on est anxieux d'apprendre que Maurice Richard a compté.

Après deux années d'activités avec l'équipe du gérant Cécil Hart, Léonard est envoyé au club-ferme "Providence" dont il fut l'une des étoiles pendant quelque 5 ans. Il était rare de ne pas voir le nom du "Blond French-Canadian", comme l'appelait le chroniqueur sportif de l'endroit, figurer sur le sommaire en compagnie de ses copains de ligne G. Rivers et H. Harrington. C'est à Minneapolis qu'il a terminé ses activités de joueur de hockey.

Au cours de sa brillante carrière, il fut toujours considéré comme un joueur poli et respecté; son physique moyen, taille: 5' 11", poids: 160 lbs, et son tempéramment pacifique ne l'ont jamais poussé à déclancher ou à participer aux "mêlées générales".

Sans avoir brillé du même éclat que Morenz ou Joliat, notre gars du Saguenay a su profiter des connections et de la popularité qu'il avait cultivées durant ses années de gloire pour se préparer un avenir qui convient bien à un sportif; il a charge de l'annonce du "Gin" de Kuyper" pour la province de Québec.

Saguenay Loisirs, Vol. 1, Num. 2, Décembre 1949.

vendredi, septembre 09, 2005

Le premier emblème d'un club de hockey régional.



Voici le premier emblème connu d'un club de hockey de la région. Il s'agit de celui du Club de Hockey Chicoutimi. Il est paru pour la première fois le 10 Mars 1898 dans le Progrès du Saguenay. La maxime latine " Vincere certo" se traduit par " Je m'efforce de vaincre."

Ce club fondé en 1896 verra passé quelques saisons plus tard le légendaire Gerge Vézina.

Roland Bouchard alias pépère joyeux.

Le plus petit joueur de défense de son époque



Par Martin Tremblay

Chicoutimi (MT)- Toute la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean connait le personnage de "Pépère joyeux" qui fait les délices des tout petits, depuis plusieurs années, dans le cadre du Carnaval-Souvenir. Rares sont ceux, cependant, qui savent que Roland Bouchard a déja été un célèbre joueur de hockey au plan régional.

Natif de Kénogami et membre d'une famille de dix garcons, Roland Bouchard a fait les délices des amateurs de hockey a partir des annees 1937 et 1938 alors qu'il portait les couleurs du club de sa ville natale et de la formation de Chicoutimi.

En compagnie de ses trois frères, soit Wilfrid, Gaston et Patrick, Roland Bouchard allait devenirune légende de notre sport national. A l'époque, il était le plus petit joueur de défense, avec ses 130 livres a évoluer au sein d'une ligue régionale de hockey.

Amour du sport

Pour ce personnage-clé du Carnaval-Souvenir de chicoutimi, le hockey était une discipline sportive qui permettait d'avoir un contact direct avec son milieu. Comme il le dit si bien aujourd'hui,"C'était par amour du sport que je sillonais les patinoires régionales". Dans ces années la, pas question de salaire. On jouait pour le plaisir.

Roland Bouchard a fait ses premières armes avec le Victoria junior de Kénogami, et il aime bien parler de ses coéquipiers du temps. Les noms qu'il retient sont ceux de Buddy Kelly, Richard Desmeules, Matty Brown, Georges Gittry, Albert Gauthier, Elias Guay, René Larouche, père de PierreLarouche des Rangers de New York, et Léon Roy.

Apres deux années avec cette formation, Roland Bouchard fit le saut avec le Senior de Kénogami. A sa premiere année, l'équipe avait remporté le championnat annuel sans perdre aucune partie. Cette équipe comprenait des noms prestigieux comme Ernest Schullion, Fred Tremblay, Roméo Charest, Jean Lalime, Ti-Mour Fillion, Adolphe Chevalier, celui qui avait été le premier joueur a utiliser le lancer frappé, Ti-Mour Ouellet, Wilfrid Bouchard, Audrey Blackburn, Roméo Duperré, Roméo Pilote, Jacques Lavoie et Léon Pilote. Dans l'esprit de Roland Bouchard cette équipe aurait pu rivaliseravec des équipes nationales.

Mort d'un joueur

Roland Bouchard a vécu de nombreuses expériences dans sa carriere de hockey qui a duré plus de 15 ans. Parmi tous ces souvenirs du passé, il a encore frais a la mémoire cet évènement qui devait couté la vie a un joueur de Chicoutimi, "Petit" Tremblay.

Cette triste histoire eut lieu un certain dimanche a l'aréna de la rue Morin a Chicoutimi. Les clubs de Kénogami et de Chicoutimi s'affrontaient quand "Petit" Tremblay entra en collision avec un colosse de l'équipe de Kenogami, Audrey Blackburn. Suite a cette collision, le Chicoutimien eut le cou cassé et rendit l¨âme sur la glace. Cet accident jeta la consternation parmi tous les joueurs de hockey de la région et un vent de sympathie déferla sur la capitale régionale, d'autant plus que la victime devait se marier le lendemain. Les funerailles firent place a la cérémonienuptiale.

Équipe d'étoiles

Roland Bouchard a joué en compagnie de nombreuses vedettes régionales et quand on lui demande de choisir les meilleures, il hésite en pretextant qu'il n'est jamais facile de faire un choix.

Malgré cette peur de froisser certaines susceptibilités, Roland Bouchard se risque a choisir son équipe étoile. Dans les buts, son choix se porte sur le fameux Maurice "Coco" Thiffault qu'il qualifie comme le meilleur gardien de buts qu'il ait jamais vu a l'oeuvre. A la défense: Adolphe Chevalier et Audrey Blackburn. A l'offensive: son frère Wilfrid a l'aile gauche, Jacques Lavoie a l'aile froite et Fernand Desbiens au centre. De cette équipe, Roland Bouchard affirme qu'elle aurait conduit n'importe laquelle formation aux grands honneurs.

La famille Bouchard, une famille qui a porté le flambeau régional dans le monde du hockey.

Le journal Extra, 28 Avril 1988.

George McNaughton est né avec le hockey organisé.

Un vénérable sportif aux mille souvenirs

Chicoutimi (MT)- George Mc Naughton, de la rue D'Argenson, a Chicoutimi, demeure une véritable légende pour les amateurs de sport et ce, depuis de nombreuses années. Avec ses 91 ans bien sonnés, George Mc Naughton prend encore sa marche quotidienne et se tient a la fine pointe de l'actualité sous toutes ses formes.

Natif de la Gaspésie, ce Saguenéen d'adoption en a parcouru du pays depuis toutes ces années consacrées a la pratique de diverses disciplines sportive comme le hockey, le tennis, la balle au mur,la crosse, le badminton et la pêche sportive.
Encore très alerte, ce vénérable sportif regarde encore les joutes de hockey a la télévision, mais,comme il le dit si bien, ce hockey d'aujourd'hui ne correspond guère a sa conception personnelle qui bannit toute forme de violence. Il prêche plutôt pour la finesse et la strategie.

Contre le professionalisme

Si George Mc Naughton n'a jamais joué au hockey professionnel (1) , ce n'était pas manque de talent, mais bien par respect d'une philosophie personnelle qui lui interdisait de se mettre au service d'une organisation.

"Pour moi, de dire George Mc Naughton, le hockey était une forme d'expression qui me faisait vivre interieurement. Je ne me voyais guère sacrifier cet amour a l'égard de cette discipline au bénéfice de clubs professionnels qui oublient, parfois, le côté humain."
Si George Mc Naughton n'a jamais oeuvré dans les ligues professionnelles, il n'en demeure pas moins qu'il a encore frais a la mémoire toutes ces rencontres disputées pour l'obtention de la Coupe Alan,emblème de la suprematie du hockey amateur, il y a plusieurs années.
A cette époque, soit dans les 1920, George Mc Naughton portait l'uniforme des "Son's of Ireland" deQuebec, équipe dont il dit le plus grand bien. Dans ces années la, une équipe comprenait six joueurs, soit le gardien de buts et les avants et défenses, ainsi que deux substituts, ce qui voulait dire que les temps de repos étaient très rares.

Son plus beau souvenir remonte a cette rencontre face aux "Greyhounds" de Sault Sainte-Marie qui les avaient vaincus dans une partie très serrée en demi-finale de la Coupe Alan. Cette formation Ontarienne comptait, dans ses rangs, deux joueurs célèbres, soit Frank et Bill Boucher qui devaient porter les couleurs des Rangers de New York des l'année suivante.

Georges Mc Naughton parle aussi des performances du célèbre Joe Malone qui devait porter les couleurs du Canadien de Montreal. Selon cette ancienne vedette, Joe Malone a été le plus beau manieur de hockey de toute l'histoire de cette discipline sportive. Il souligne qu'il s'était lie d'amitié avec la famille de ce dernier.

Les pompiers a la rescousse

Georges Mc Naughton est un véritable album de souvenirs et c'est avec amour qu'il parle de toutes les étapes de sa vie. Il remonte jusqu'a son tout jeune age alors qu'il jouait a l'exterieur avec ses jeunes amis de Quebec. Pour faire la glace de leur patinoire extérieure, ils demandaient l'aide des pompiers de la municipalité qui se servaient de leurs boyaux a incendie pour faire le travail.Comme récompense, les jeunes joueurs se cotisaient et offraient une bouteille de gin aux pompiers.Cette bouteille coutait .25 cents.

Dans ce monde de souvenirs, Georges Mc Naughton a encore frais a la mémoire ce voyage de pêche qu'il avait organise pour le célèbre Maurice Richard. Il raconte que lorsqu'il avait inscrit son invité a la barrière du Club Onatchiway, le gardien avait eu une reaction de grande surprise en entendant le nom de la vedette des Canadien de Montreal.

Le soir, au camp de pêche, les employés avaient demandé a George Mc Naughton la permission d'aller parler a Maurice Richard, demande que ce dernier avait accepté avec enthousiasme. Ce fut, aux dires de cet employé de la compagnie Price pendant plus de 40 ans, une véritable fête de voir la joie qui brillait dans les yeux de ces admirateurs du "Rocket".

Recette de vie

Si George Mc Naughton a un passé bien rempli, il ne faut pas passer sous silence les moments presents. Quand on lui demande les raisons de cet état de santé a son âge, il affiche un sourire malicieux.

Ce diable d'homme dit n'avoir aucune recette particulière et même s'il souligne avoir eu certains problèmes de santé au début de sa retraite, il affirme être en excellente condition physique. Pour lui, le seul moyen de vivre longtemps et en bonne santé, c'est d'éviter les abus. Par contre, il précise qu'aujourd'hui encore il prend un petit verre de scotch avant le diner, habitude qu'il désire bien conserver.

George Mc Naughton, un exemple de vie a suivre.

Le journal Extra, 10 Mai 1988.


Aussi fervent pecheur
Pilote d'avion de guerre

Chicoutimi (MT)- George Mc Naughton n'a pas fait que du sport au cours de toutes ces années. Au cours du premier grand conflit mondial de 1914-1918, il a piloté des avions de guerre, soit le"Bristol Fighter".

Cet avion, selon lui, était un appareil très fiable et performant pour cette époque. Avec son mo-teur Roll's Royce, cet appareil pouvait atteindre une vitesse de pointe de 75 milles a l'heure.
Cet ancien pilote de guerre a connu tous les âges de l'aviation et c'est avec plaisir qu'il a accepté l'invitation des dirigeants de la Base de Bagotville afin de participer aux activités de la journée annuelle de l'aviation.

Dans ses projets futurs, George Mc Naughton se propose d'assister a quelques parties de la Coupe Memorial et il a bien hate de voir a l'oeuvre ces futures vedettes de notre sport national.

La Ouananiche

George Mc Naughton a toujours été un fervent amateur de pêche et il tient a faire remarquer que les présentes politiques ne sont peut être pas celles qui auraient du être appliquées.

Ses plus beaux moments de pêche, il affirme les devoir a la pêche a la ouananiche dans les eaux du Lac-St-Jean. Dans ces belles années, il souligne que ce poisson était en abondance, mais que des excès de la part des pêcheurs ont mis en péril cette espèce. Pour George Mc Naughton, c'est l'éducation qui est a refaire en espérant inculquer au monde la dimension de l'esprit sportif.

Le journal Extra, 10 Mai 1988.

(1) Il joua un match avec les Buldogs de Québec de la NHL en 1919-20.

George McNaughton est né le 4 Avril 1897 a Gaspé et est maintenant décédé. Il mesurait 5'9" et pesait 150 lbs.

mercredi, septembre 07, 2005

Le seul gardien....




Dans toute l'histoire de la Ligue Junior B Saguenay Lac St-Jean , fondée en 1953, il n'y a eu qu'un seul gardien de but ayant évolué dans ce circuit qui a atteint par la suite la LNH .Il s'agit de Denis Dejordy.

Dejordy est né le 12 Novembre 1938 a St-Hyacinthe. A l'âge de 16 ans (1954-55) il s'aligna avec les Marquis de Jonquière . Il connue une saison fort occupée étant le gardien pour 33 des 36 parties de son club. Il conserva une moyenne de buts accordés par partie de 5.18 incluant un jeu blanc.

La saison suivante il s'exila en Ontario , a St Catherines, pour terminer son stage junior. Il joua dans la LNH pour la première fois durant la saison 1962-63. Au fil de sa carrière il porta les couleurs de 4 clubs ( Chicago, Los Angeles, Montréal et Détroit) pour un grand total de 316 parties , remportant même le trophé Vézina en 1966-67 avec Glen Hall.